lundi 6 mai 2013

samedi 4 mai 2013

Du monde politique


Le temps de l’action politique est différent du temps des citoyens, cela semble évident lorsqu'on écrit ces quelques mots, pour autant dans la vie on constate les implications que ces deux temps amènent.
Il y a le temps de la réflexion, de la mise en perspective, le temps de la réalisation pour les politiques.
Pour les citoyens : décision égal action.
Et c’est dans ce paradoxe que nous vivons. Des décisions politiques qui mettent un temps fou à se mettre en place. Tout d’abord simplement par l’inertie des lois, des règlements, par tous ces petits tracas qui font ralentir le processus. Et par ailleurs aussi n’en déplaise à certain par des promesses tenues soit irréalisables, soit juste électorales.
Alors dans ce contexte nous avons des « plus malins » que tous qui nous répètent à longueur de journée « ya qu’à » « faut qu’on » et qui jouent à des jeux inquiétants.
La volonté politique est une chose, la mise en pratique une autre et le monde des professionnels de la politique encore un autre.
Dans ce dernier cas celui du professionnalisme politique, le fil conducteur est celui du maintien au poste, et donc les compromissions face à la réalité. Les valeurs que l’on défendait en tant que simple militant font place à des acceptations.  Des acceptations qui parfois sont contraire à l’éthique du politique au service des citoyens.
Ces contradictions qui parfois amènent à des positions politiques, font le lit des « populismes » car  le citoyen se trouve floué et son écœurement l’amène à penser à ce qu’ils sont tous pareils, des nantis voulant une chose leur bien et oubliant les problèmes quotidiens.
Le paradoxe des cumuls des mandats par exemple, alors que des millions de personnes se trouvent sans emploi. On me dira ce n’est pas comparable ! Oui mais quand le mois est difficile, allez donc expliquer à celui qui peine que c’est normal de cumuler des postes et donc des indemnités.
Pourtant le citoyen peut aussi céder à des sirènes trompeuses, celles d’un discours proche de lui soit disant, alors que ceux qui le tienne sont aussi des professionnels. Je pense ici au Front National avec une image qu’il tente de changer pour «s’honorabiliser » mais….
D’où vient la fortune de Mr Le Pen ? Comment vit-il ? Quel temps consacre sa fille au seul mandat électoral qu’elle détient celui de député européen ?
Il faut donc aussi admettre que le citoyen lui-même n’est pas forcément clair dans ses opinions et ses choix politique. L’on peut donc aussi dire que pour certains le vote est un moyen de pression ou une façon de monnayer les avantages qu’il pourra obtenir personnellement. Dans ce cas que nous connaissons tous, le collectif n’a plus d’intérêt et l’individualisme reprend le dessus.
Nous vivons dans ce monde, entre Sancho Panca le matérialiste et Don Quichotte l’idéaliste. Celui qui pense à sa panse et celui qui se battrait contre des moulins à vent. Et c’est dans se paradoxe que les politiques doivent agir pour permettre à ses deux hommes de vivre en parfaite harmonie.